"Yo señor no soy malo aunque no me faltarían motivos para serlo. Los mismos cueros tenemos todos los mortales al nacer y sin embargo, cuando vamos creciendo, el destino se complace en variarnos como si fuésemos de cera y en destinarnos por sendas diferentes al mismo fin: la muerte. Hay hombres a quienes se les ordena marchar por el camino de las flores, y hombres a quienes se les manda por el camino de los cardos y de las chumberas. Aquellos gozan de un mirar sereno y al aroma de su felicidad sonríen con la cara del inocente; estos otros sufren del sol violento de la llanura y arrugan el ceño como las alimañas por defenderse. Hay mucha diferencia entre adornarse las carnes con arrebol y colonia, y hacerlo con tatuajes que después nadie ha de borrar ya." -- Camilo José Cela, La Familia de Pascual Duarte (1942)
Tu as dit : "J'irai par une autre terre, j'irai par une autre mer.
Il se trouvera bien une autre ville, meilleure que celle-ci.
Chaque effort que je fais est condamné d'avance ;
et mon coeur -- tel un mort -- y gît enseveli.
Jusqu'à quand mon esprit va-t-il endurer ce marasme,
Où que mes yeux se tournent, où que se pose mon regard,
je vois se profiler ici les noirs décombres de ma vie
dont après tant d'années je n'ai fait que ruines et gâchis".
Tu ne trouveras pas d'autres lieux, tu ne trouveras pas d'autres mers.
La ville te suivra partout. Tu traîneras
dans les mêmes rues. Et tu vieilliras dans les mêmes quartiers ;
c'est dans ces mêmes maisons que blanchiront tes cheveux.
Toujours à cette ville tu aboutiras. Et pour ailleurs -- n'y compte
pas --
il n'y a plus pour toi ni chemin ni navire.
Pas d'autre vie : en la ruinant ici,
dans ce coin perdu, tu l'as gâchée sur toute la terre.
Ex-Pakistan Prime Minister Benazir Bhutto has died, according to media reports. Bhutto's husband said she was shot at a rally where a suicide bomber detonated, killing several of her supporters.
This year’s death penalty bombshells — a de facto national moratorium, a state abolition and the smallest number of executions in more than a decade — have masked what may be the most significant and lasting development. For the first time in the modern history of the death penalty, more than 60 percent of all American executions took place in Texas.
But enthusiasm for executions outside of Texas has dropped sharply. Of the 42 executions in the last year, 26 were in Texas. The remaining 16 were spread across nine other states, none of which executed more than three people. Many legal experts say the trend will probably continue.
Indeed, said David R. Dow, a law professor at the University of Houston who has represented death-row inmates, the day is not far off when essentially all executions in the United States will take place in Texas.
“The reason that Texas will end up monopolizing executions,” he said, “is because every other state will eliminate it de jure, as New Jersey did, or de facto, as other states have.”
Charles A. Rosenthal Jr., the district attorney of Harris County, Tex., which includes Houston and has accounted for 100 executions since 1976, said the Texas capital justice system was working properly. The pace of executions in Texas, he said, “has to do with how many people are in the pipeline when certain rulings come down.”
The rate at which Texas sentences people to death is not especially high given its murder rate. But once a death sentence is imposed there, said Richard C. Dieter, the executive director of the Death Penalty Information Center, prosecutors, state and federal courts, the pardon board and the governor are united in moving the process along. “There’s almost an aggressiveness about carrying out executions,” said Mr. Dieter, whose organization opposes capital punishment.
En Italie, le quotidien La Repubblica décrit "sur le trône de De Gaulle, un président en manches de chemise, avec la chemise déboutonnée et les lunettes de soleil d'Alain Delon, qui reçoit ses ministres les pieds sur la table et tutoie (presque) tout le monde".
Have yourself a merry little Christmas
Let your heart be light
From now on, our troubles will be out of sight
Have yourself a merry little Christmas
Make the Yuletide gay
From now on, our troubles will be miles away
Here we are as in olden days
Happy golden days of yore
Faithful friends who are dear to us
Gather near to us once more
Through the years we all will be together
If the Fates allow
Hang a shining star upon the highest bough
And have yourself a merry little Christmas now.
Here we are as in olden days
Happy golden days of yore
Faithful friends who are dear to us
Gather near to us once more
Through the years we all will be together
If the Fates allow
Hang a shining star upon the highest bough
And have yourself a merry little Christmas now.
Tandis que je descendais l'escalier mal famé,
tu franchissais le seuil, et un bref instant
j'ai aperçu ton visage inconnu et toi, tu m'as vu.
Puis je me suis caché pour échapper à ton regard, et toi,
tu es passé rapidement en dissimulant ton visage,
pour t'engouffrer à l'intérieur de la maison mal famée
où pas plus que moi, tu ne trouverais le plaisir.
Pourtant l'amour que tu voulais, j'aurais pu te l'offrir ;
l'amour que je voulais -- ton regard las et tourmenté
me le disait assez -- tu aurais pu me le donner.
Nos corps le savaient et se cherchaient ;
notre sang, notre peau l'avaient compris.
Mais nous nous sommes cachés, malgré notre trouble commun.
Noël coincé entre ceux qui se goinfrent et les sept millions de personnes qui, en France, vivent dans la précarité, le besoin ou, tout simplement, au-dessous du seuil de pauvreté.
"Le «prêtre des banlieues» Guy Gilbert et l'«humoriste» Jean-Marie Bigard accompagnaient ce jeudi le Président lors de sa visite au Vatican. Ils ont été été présentés au pape Benoît XVI par Nicolas Sarkozy en compagnie du raffiné maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, de l'écrivain Max Gallo et de l'ancien ministre Dominique Perben. Le Président n'a pu s'empêcher de sortir une petite blague au Pape au sujet des journalistes présents: «Ils m'accompagnent autour du monde mais ils ne sont pas toujours gentils avec moi!» Avant de consulter vite fait son téléphone portable pour lire un message, à quelques centimètres du Saint-Père."
dans la chambre exiguë l'encens brûle
la fenêtre est sombre, ciel de neige
cuisent en bouillie deux mesures de riz
le bras replié pour oreiller, je m'endors
le corps comme aux beaux jours où j'étais nourrisson,
la maison comme à l'époque de la haute antiquité
le chat ne chasse pas les souris
épris de la couverture bleue en laine, il me tient compagnie
Mai 1940, on fête à Berlin la victorieuse campagne de France. La ferveur nazie est au plus haut. Derrière la façade triomphale du Reich se cache un monde de misère et de terreur.
Seul dans Berlin raconte le quotidien d'un immeuble modeste de la rue Jablonski, à Berlin. Persécuteurs et persécutés y cohabitent. C'est Mme Rosenthal, juive, dénoncée et pillée par ses voisins. C'est Baldur Persicke, jeune recrue des SS qui terrorise sa famille. Ce sont les Quangel, désespérés d'avoir perdu leur fils au front, qui inondent la ville de tracts contre Hitler et déjouent la Gestapo avant de connaître une terrifiante descente aux enfers...
De Seul dans Berlin, Primo Levi disait qu'il était "l'un des plus beaux livres sur la résistance allemande antinazie". Aucun roman n'a jamais décrit d'aussi près les conditions réelles de survie des citoyens allemands, juifs ou non, sous le IIIe Reich, avec un tel réalisme et une telle sincérité.
Le gouverneur du New Jersey a signé la loi abolissant la peine de mort
New York - Le gouverneur du New Jersey Jon Corzine a signé lundi 17 décembre 2007 la loi abolissant la peine de mort dans cet État du nord-est des États-Unis, adoptée la semaine dernière par le pouvoir législatif.
Dimanche soir, le gouverneur démocrate a commué en détention à perpétuité sans possibilité de libération anticipée les peines des huit condamnés à mort de l'État, précise un communiqué de presse.
«Le New Jersey évolue. Ceci est un jour de progrès pour nous et pour des millions de personnes dans notre pays et dans le monde, qui rejettent la peine de mort comme réponse (..) au meurtre», souligne Jon Corzine dans ce communiqué. (Source : AFP)
New Jersey Abolishes the Death Penalty
On December 17, 2007, Governor Jon Corzine signed a bill that abolishes the death penalty in New Jersey and replaces it with a sentence of life without parole. On Sunday, December 16th, Corzine commuted the sentences of the eight men on death row to life without the parole sentences. ("NJ Bans Death Penalty" Associated Press, December 17, 2007). The New Jersey Assembly approved this bill to replace the state's death penalty with a sentence of life without parole by a vote of 44-36 on December 13. The Senate approved the same legislation by a vote 21-16 on December 1. This is the first legislative abolition of the death penalty since it was reinstated in 1976. Iowa and West Virginia in 1965 were the last states to vote out capital punishment.
Among those testifying for abolition in the legislative hearings was Vicki Schieber. Her daughter, Shannon, was murdered in 1998. She and her husband stunned prosecutors by requesting that the defendant receive life in prison instead of execution. As a result, however, he was sentenced far more quickly than if the death penalty had been sought. "The death penalty is a harmful policy that exacerbates the pain for murdered victims' families," she said. (The Star-Ledger, December 11, 2007).
The re-examination of the death penalty in New Jersey is being mirrored in other parts of the country:
- New York's death penalty law was declared unconstitutional in 2004. Since then, the last person has been removed from death row and the legislature has repeatedly rejected all attempts to reinstate capital punishment.
- Illinois is in the eighth year of a death penalty moratorium, which was established in 2000 due to concerns about wrongful convictions.
- Death sentences in the United States have dropped by 60% since 1999. Even in Texas, death sentences have dropped significantly during the past decade.
- Executions around the country are on hold as the U.S. Supreme Court prepares to hear a case regarding the constitutionality of Kentucky's lethal injection procedure.
- Legislative studies of the death penalty are underway in California, North Carolina, and Tennessee.
- Public opinion polls show that life without parole is steadily replacing the death penalty as the preferred punishment for murder.
Any time an execution is suspended or commuted or the death penalty is abolished somewhere in the world, Rome illuminates the Colosseum for two days in gold light.
While some Democrats and most Republicans in our legislature voted to remain in the "axis of evil" club of nations that murder their own citizens (North Korea, Iraq, Iran, Saudi Arabia, etc), the majority voted to show the world (in the words of Sister Helen Prejean) that "life is stronger than death, that love is greater than hatred, and compassion and standing for the dignity of the human person is stronger than the need for revenge."
Tonight the venue that was once the site of mass torture and executions will shine in recognition of New Jersey's move towards a less barbaric world. Read more
L’Universitaire américain Rick Halperin, l’un des principaux leaders du mouvement abolitionniste américain a accepté de répondre à nos questions. L’entretien a eu lieu mardi 11 décembre, le lendemain du vote du Sénat du New Jersey en faveur de l’abolition de la peine de mort dans l’Etat et d'une commutation des condamnations en emprisonnements à perpétuité, mais avant le vote de l’Assemblée et la décision finale du gouverneur de l’État.
Le New Jersey a fait un pas important vers l’abolition de la peine de mort. Quels sentiments cela vous inspire ?
Je pense que le processus devant aboutir à l’abolition de la peine de mort aux Etats-Unis a commencé. Notre pays franchit en ce moment même les toutes premières étapes devant y mener. Elles sont importantes mais je ne pense pas, malheureusement, que nous atteignons notre objectif dans un futur proche.
Même dans le New Jersey, la majorité de la population ne souhaite pas l’abolition de la peine de mort.
Comment alors expliquez-vous ce vote des sénateurs ?
Les élus du New Jersey ont fait un choix politique difficile. C’est très courageux de leur part. Ce qui se passe dans cet État est très important, puisqu’il s’agit d’une décision essentiellement politique qui va, à mon avis, à l’encontre des idées de la majorité de la population de l’État.
Dans notre pays, le peuple doit être convaincu, éduqué même, vis-à-vis de la peine de mort. Il appartient à nos élites de faire ce travail. C’est ce qui se passe aujourd’hui dans le New Jersey et je m’en réjouis.
Pensez-vous néanmoins que la perception de l’opinion publique évolue ? Et, si oui, dans quelle direction ?
L’opinion publique américaine est encore majoritairement favorable à la peine de mort, mais une tendance générale se dessine depuis quelques années : les gens se posent de plus en plus de questions. Les américains sont pragmatiques et ils doutent de plus en plus de l’efficacité de cette sentence. Mais le phénomène est encore jeune, nous en sommes aux balbutiements.
La Cour suprême américaine a pris la décision, au mois de septembre 2007, de se saisir du recours de deux condamnés à mort du Kentucky contre la méthode d'injection létale qu’ils considèrent anticonstitutionnelle. Depuis, les exécutions sont suspendues aux États-Unis. Pensez-vous que la plus haute instance juridique américaine va interdire l’injection létale ?
Chaque membre de la Cour suprême américaine pense que tuer des criminels est quelque chose de juste ! Il n’y a aucun abolitionniste parmi eux ! Je n’ai donc aucune raison de croire aujourd’hui que cette institution va déclarer l’injection létale anticonstitutionnelle. Aucune !
Les juges de la Cour suprême pensent que l’injection létale est une méthode d’exécution adaptée. Par contre le mode opératoire va effectivement peut être évoluer. Une décision définitive devrait être prise au mois de juin 2008. Il ne faudra pas longtemps aux États pour adopter les nouvelles normes imposées par le gouvernement fédéral. Toutes les exécutions qui sont aujourd’hui reportées auront alors lieu. En plus de celles initialement programmées à cette période.
Cette année, les États-Unis ont exécuté 42 condamnés avant la décision de la Cour suprême. Ce nombre correspond à la terrible moyenne de 55 à 60 exécutions annuelles aux USA, qui aurait été atteinte sans la suspension. Je ne vois malheureusement aucune raison de penser que les condamnés qui n’ont pas été exécutés cette année ne le soient pas l’année prochaine.
REP. ADAM SMITH (D), OBAMA SUPPORTER (answering on behalf of B. Obama): On the death penalty, he does not support completely banning the death penalty. What he supported was the moratorium that Illinois did when it was discovered that so many people had been falsely accused, had gotten very close to being executed on death row. He supports a more judicious use of the death penalty.
TUCKER CARLSON, MSNBC ANCHOR: Are these [his views]?
SMITH: He's been clear on that for quite some time.
CARLSON: So he's not against the death penalty philosophically. He just wants to make certain that it`s applied correctly and fair.
Hillary Clinton on the Death Penalty: Clinton has been a longtime advocate of the death penalty. Clinton cosponsored the Innocence Protection Act of 2003 which became law in 2004 as part of the Justice for All Act. The bill provides funding for post-conviction DNA testing and establishes a DNA testing process for individuals sentenced to the death penalty under federal law. As first lady, she lobbied for President Clinton's crime bill, which expanded the list of crimes subject to the federal death penalty.
Rama Yade ne trouve plus "indécente" la venue en France de Mouammar Kadhafi. La secrétaire d'Etat aux droits de l'homme a même défendu cette visite lors de la séance des questions au gouvernement au Sénat, jeudi 13 décembre, et déclaré que le dirigeant libyen avait donné des garanties sur les droits de l'homme, sans les citer cependant. "C'est par le dialogue que nous souhaitons que la situation des droits de l'homme en Libye s'améliore", a déclaré la secrétaire d'Etat. Pour Mme Yade, "c'est cela la nouvelle politique étrangère de notre pays, fermeté sur les principes, défense de nos intérêts (...) et dialogue avec tout le monde".
M. Sarkozy est "le premier président à ériger la diplomatie des valeurs au premier plan" et "il a démontré à l'occasion de cette visite qu'il est le plus déterminé à mettre en adéquation ses paroles avec ses actes ou ses actes avec ses paroles", a-t-elle encore assuré.
"En 1872, Phileas Fogg et Passepartout lancent un pari insensé : faire le tour du monde en 80 jours ! Un road-movie déjanté où se côtoient plusieurs consuls identiques, une princesse indienne, Jack le plus grand loser de l'Ouest, l'inspecteur le plus nul de toutes les séries allemandes, la reine d'Angleterre, etc."
More than half the Iraqi interpreters who applied to come to live in Britain have had their applications rejected, drawing accusations that the Government is “wriggling out” of its promise to help former Iraqi employees.
The Times has learnt that 125 of the 200 interpreters who took up the offer to resettle in Britain have failed to meet the strict criteria laid down for eligibility.
The revelation challenges Gordon Brown’s pledge in August that the Government would fulfil its “duty of care” to those who had served with British troops.
The interpreters claim that they risked their lives to serve the British and are living in constant danger of reprisal from Shia militias. If they did not show up for work, it was because they were fleeing for their lives. They said that they now felt betrayed by the Government.
The New Jersey Senate approved bill S-171 which will replace the state's death penalty with a sentence of life without parole. The measure was approved by a vote of 21-16 and now moves to the State Assembly, where approval is also expected in a vote on Thursday. The governor has indicated he will sign the bill into law, making New Jersey the first state to legislatively abolish the death penalty in over 40 years. Around the country, the death penalty is declining in use and other states are examining their own capital punishment statutes.
New Jersey Senate to Vote on Death Penalty Abolition
Today, December 10, 2007, the New Jersey Senate will vote on a bill (Senate Bill 171) to replace the death penalty with the sentence of life without parole. Earlier, the New Jersey Death Penalty Study Commission held extensive public hearings that culminated in a report calling for an end to the death penalty.
The New Jersey Assembly is expected to vote on a similar bill (Assembly Bill 3716) on December 13, and Governor Jon Corzine will sign the bill if it passes both houses.
The bill would make New Jersey the first state to legislatively abolish the death penalty since the U.S. Supreme Court reinstated the death penalty in 1976.
La Ligue libyenne des droits de l’Homme, une ONG en exil membre de La Fédération Internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) ainsi que du Réseau euro-méditérranéen des droits de l’Homme, et la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) ont l’honneur de s’adresser directement à vous, à l’occasion de la visite du président Kadhafi à Paris.
(...)
Monsieur le Président,
La Libye a connu au cours des trois dernières décennies des violations graves des droits de l’Homme directement entreprises ou tolérées par un pouvoir dont la structure se prête à tous les abus. Cette structure se caractérise essentiellement par sa concentration exceptionnelle entre les mains d’un très petit nombre de personnes autour du président kadhafi, le Leader, qui n’a jamais été élu. Le Leader est président à vie et ne peut être destitué. Il est le Chef de l’Etat, le Commandant en Chef des Forces armées et le Leader des Comités révolutionnaires. Le leader est officiellement au dessus des lois et est, par conséquent, responsable de rien, ne rend compte à personne et à aucune institution. Il n’est responsable ni devant le peuple ni devant un parlement qui, par ailleurs, n’existe pas. Toutes les institutions de l’Etat, y compris les ministres et les hauts fonctionnaires, sont responsables individuellement devant lui et c’est à lui seul qu’ils rendent compte de leur activité.
Le Président Kadhafi gouverne le pays par l’intermédiaire d’un parti dirigeant « révolutionnaire », le Parti des Comités Révolutionnaires dont l’hégémonie ne laisse effectivement aucune marge pour le libre choix des citoyens et s’assure qu’une idéologie controversée mais déterminée soit reflétée dans tous les rouages de l’Etat. Ses membres se sont servis de la structure « unique » de l’Etat pour consolider un ordre qui ne permet la jouissance pratiquement d’aucun droit de l’Homme ni d’aucune liberté. Il est difficile, considérant le quadrillage du pays par des réseaux parallèles d’informateurs, composés notamment de membres de tribus, d’amis et de parents mis en place dans le pays et l’existence de services de sécurité qui s’immiscent dans les affaires les plus privées de l’individu, d’évoquer la jouissance d’une liberté quelconque en Libye. Les abus du pouvoir sont permanents.
Monsieur Le Président,
La Libye s’est finalement ouverte à l’étranger comme la visite du Président Kadhafi l’atteste. Oui la Libye s’est finalement ouverte pour les marchands d’armes, les compagnies pétrolières, les holdings et les trusts mais pas aux Libyens. Les Libyens continuent à être jugés par une justice totalement au service du régime. Ils continuent de ne pas jouir de leurs droits humains les plus élémentaires tels que le droit de choisir librement leur gouvernement dans des élections générales libres, périodiques, et par bulletin secret. Ils continuent d’être privés de leur droit à la liberté d’expression, à la liberté d’association, à une éducation moderne et à une médecine adéquate. Le salaire moyen du libyen s’est dramatiquement effrité depuis 1981, date du dernier ajustement salarial, d’une manière désastreuse de telle manière que le salaire mensuel moyen n’est que de l’ordre de 150 euros par mois.
La Ligue libyenne des droits de l’Homme et la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme sont convaincues que la Libye, malgré la prétendue ouverture, continuera à être un gouvernement imprévisible à moins que cette ouverture vers l’extérieur ne soit enfin suivie par une ouverture vers l’intérieur. Le système politique autoritaire libyen n’est pas seulement anti-démocratique mais, plus grave encore, n’a pas la volonté de se démocratiser. Le système persiste dans sa fuite en avant en méprisant toute opposition et en refusant tout dialogue libre avec ses opposants généralement qualifiés de "chiens errants". Les prisons reçoivent chaque jour des nouveaux prisonniers de conscience et des nouvelles arrestations sont opérées presque quotidiennement. Une protestation dans la prison de Busleem en juin 1996, pour absence de minimum d’hygiène, s’est soldée par le massacre terrible de 1 200 prisonniers. Un simple appel pour le respect du droit à la liberté d’expression s’est soldé en février 2007 par l’arrestation de ses 12 signataires. Ils sont toujours en prison dans des conditions déplorables.
Il est important que la France sache, à la veille de la visite du Président Kadhafi, que la Libye est toujours gouvernée par la même structure et que les droits inhérents à un système de gouvernement démocratique tels que le droit à la liberté d’expression, à la liberté d’association, de réunion, d’information, etc. n’existent pas et doivent être rétablis et surtout garantis à tous les Libyens. A cet égard la volonté du peuple doit redevenir le fondement du pouvoir comme il est stipulé dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Il est impératif, pour l’instauration de la démocratie, la stabilité et la sécurité en Libye, synonyme de paix dans la région, qu’une constitution démocratique, qui fasse de la volonté du peuple librement exprimée, par un vote secret et au suffrage universel, le fondement de tout pouvoir et la source de toute légitimité.
La Ligue libyenne des droits de l’Homme et la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme comptent beaucoup sur la consolidation de la coopération franco-libyenne qui, à notre avis, n’a de sens que si elle fait du respect des droits de l’Homme en Libye un sujet central. Il ne fait pas de doute que ceci exige des réformes profondes de l’Etat libyen dont les structures actuelles ne peuvent garantir ni le respect des droits humains, ni même la consolidation de la coopération franco-libyenne.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos profonds respects.
December 7, 2007: Japan hanged three convicted murderers in the country's first executions in more than three months, but in one concession to critics it disclosed executed inmates'names for the first time.
The hangings bring to nine the number of executions this year in Japan.
"We decided to release a bit more information. I made the decision," said Justice Minister Kunio Hatoyama, who signed off on his first executions since assuming the post in August.
The inmates were Noboru Ikemoto, 75, who was hanged in the western metropolis of Osaka, and Seiha Fujima, 47, and Hiroki Fukawa, 42, who were executed in Tokyo, a justice ministry statement said.
"Traitement inhumain et dégradant". La formule revient à plusieurs reprises dans le rapport que le Comité pour la prévention de la torture et des peines ou traitements dégradants (CPT) du Conseil de l'Europe va rendre public. Ce ne sont pas les geôles d'un Etat mis au ban de la communauté internationale pour ses atteintes répétées aux droits de l'homme qui se trouvent ainsi fustigées. Non, le rapport traite de la France et de ses prisons - où sont enfermées, dans des conditions souvent indignes, 64 000 personnes, soit 120 détenus pour 100 places en moyenne - et, plus particulièrement, des problèmes de santé, de placement à l'isolement et, encore une fois, de surpopulation carcérale.
Les observations des visiteurs du CPT, qui se sont rendus dans plusieurs prisons françaises à l'automne 2006, sont accablantes. Sait-on qu'en France, en 2007, des détenus "particulièrement surveillés", quand ils reçoivent des soins dans leurs chambres sécurisées, sont "systématiquement fixés à leurs lits sans interruption, le plus souvent avec des entraves aux chevilles et main menottée au cadre du lit" ? Sait-on que, dans la patrie de la Révolution française, qui avait proclamé que le système carcéral avait la double mission de punir et d'amender le condamné, des détenus en attente d'une hospitalisation psychiatrique, en situation de "souffrance aiguë", peuvent être "obligés de rester nus" dans leur cellule d'isolement, "soumis à un contrôle visuel régulier du personnel pénitentiaire" ?
Le CPT relève "l'état dramatique" de la psychiatrie carcérale. Il s'alarme des abus du placement à l'isolement administratif. Il s'inquiète de l'organisation des "rotations de sécurité", qui conduisent à changer régulièrement de prison des détenus réputés dangereux ; ces transferts peuvent se révéler nécessaires mais leur succession, "dans certaines circonstances, constitue un traitement inhumain et dégradant". Le CPT affiche aussi sa préoccupation sur des questions qui touchent à la vie quotidienne carcérale, depuis les fouilles corporelles et celles des cellules jusqu'aux violences entre détenus, qui ne peuvent que se développer du fait de la surpopulation. La loi sur la récidive, votée en juillet, pourrait conduire à l'incarcération de 10 000 personnes supplémentaires...
Depuis le témoignage accablant, en janvier 2000, du docteur Véronique Vasseur, alors médecin-chef à la Santé, Le Monde n'a cessé, à travers ses enquêtes et une dizaine d'éditoriaux, d'attirer l'attention sur cette indignité carcérale. Nicolas Sarkozy promet une démocratie "irréprochable". Sans entretenir trop d'illusions, souhaitons que cette promesse se traduise dans la loi pénitentiaire en préparation. Afin qu'on ne puisse plus reprocher à nos prisons d'être épinglées pour traitements "inhumains et dégradants".
(New York, Wednesday December 5, 2007) - The International Gay and Lesbian Human Rights Commission (IGLHRC) has learned today that despite an order by the Iranian Chief Justice to nullify his death sentence, Mr. Makvan Mouloodzadeh was executed in Kermanshah Central Prison at 5 a.m. this morning,Iranian time.
Neither Mr. Mouloodzadeh's family or his lawyer were told about the execution until after it occurred. IGLHRC is still investigating the factsin this case. "This is a shameful and outrageous travesty of justice and international human rights law," said Paula Ettelbrick, IGLHRC's executivedirector. "How many more young Iranians have to die before the international community takes action?"
Mr. Mouloodzadeh was a 21-year-old Iranian citizen who was accused of committing anal rape (ighab) with other young boys when he was 13 years old. However, at Mr. Mouloodzadeh's trial, all the witnesses retracted their pre-trial testimonies, claiming to have lied to the authorities under duress. Makvan also told the court that his confession was made under coercion and pleaded not guilty.
On June 7, 2007, the Seventh District Criminal Court of Kermanshah in Western Iran found him guilty and sentenced him to death. Despite his lawyer's appeal, the Supreme Court upheld his death sentence on August 1, 2007. The case caused an international uproar,and prompted a letter writing campaign by IGLHRC and similar actions by Amnesty International, Human Rights Watch, Outrage! and Everyone Group.
In response to mounting public pressure, and following a detailed petition submitted to the Iranian Chief Justice by Mr. Mouloodzadeh's lawyer, the Iranian Chief Justice, Ayatollah Seyed Mahmoud Hashemi Shahrudi, nullified the impending death sentence of Mr. Mouloodzadeh. In his November 10, 2007 opinion (1/86/8607), the Iranian Chief Justice described the death sentence to be in violation of Islamic teachings, the religious decrees of high-ranking Shiite clerics, and the law of the land. In accordance with Iranian legal procedure, Mr. Mouloodzadeh's case was sent to the Special Supervision Bureau of the Iranian Justice Department, a designated group of judges who are responsible for reviewing and ordering retrials of flawed cases flagged by the Iranian Chief Justice. However, in defiance of the Chief Justice, the judges decided to ratify the original court's ruling and ordered the local authorities to carry out the execution.
Mr. Mouloodzadeh's execution came days after a panel at the UN General Assembly passed a resolution calling for a moratorium on the death penalty.
You can read IGLHRC's action alert on our website: [www]
Our Letter to the Iranian authorities is also posted on our website in bothEnglish and Persian: [www]
You can read Human Rights Watch press released on: [www]
Cette info a été reprise cet après-midi par le magazine Têtu :
Malgré la décision d'un haut responsable de la justice iranienne de casser la décision du tribunal de Paveh, Makwan Moloudzadeh (photo), homosexuel, a été exécuté à l'aube hier, mercredi 5 décembre.
Sa famille et son avocat n'ont été prévenus de sa mort qu'après la pendaison. Cette exécution nouvelle d'une personne mineure au moment des faits qui lui étaient reprochés provoque une très forte émotion au sein des associations françaises et internationales qui s'étaient mobilisées, comme Amnesty International, l'IRQO, l'IGLHRC ou encore SOS homophobie, mais également au sein de la rédaction de Têtu, qui avait relayé la campagne.
Car le directeur du programme LGBT de Human Right Watch, Scott Long, a reproché aux médias anglo-saxons et à certaines ONG de s'être réjoui un peu trop tôt d'une levée de la sentence, et d'avoir fait des gros titres sur un éventuel «pardon» de la République islamique, accordé au jeune homme. Il les accuse d'avoir fait passer leur égo (c'est à dire leur joie d'avoir cru sauver le jeune homme) avant la sécurité de celui-ci. Si la sentence était levée, à aucun moment Makwan n'avait été pardonné de quoi que ce soit. Par ailleurs, la famille de Makwan Moloudzadeh s'était inquiétée du fait que la presse occidentale évoque le jeune homme comme un «gay» ou un «homosexuel». Elle craignait que ce qualificatif ne soit repris par les journaux en farsi.
Têtu interpelle le Quai d'Orsay, et en particulier la secrétaire d'État aux Droits de l'homme, Rama Yade. Cette dernière aurait, en effet, promis d'aider les gays et les le! sbiennes persécutés dans le monde. (Source : Tetu.com)
Ce sont des oeufs brouillés auxquels vous parlerez très gentiment pendant quarante à quarante-cinq minutes en leur expliquant que la vie est trop courte pour se disputer, surtout pour de telles balivernes, et au bout d'une heure, la brouille est terminée et ils se serrent la main... Mais attention, il faut manger tout de suite les oeufs réconciliés parce que pour un rien, ils peuvent se foutrent à nouveau sur la gueule !
President Bush: Faith key to international AIDS fight
U.S. President George W. Bush on Friday stressed the role of faith-based groups in the fight against AIDS, calling the struggle one of conscience and morals on the eve of World AIDS Day.
Bush was speaking at Calvary United Methodist Church in Maryland after meeting with representatives of religious and community groups.
"Faith-based groups like these are the foot soldiers in the armies of compassion," he said. "They are helping to defeat this epidemic one soul at a time."
Before speaking, the president, along with First lady Laura Bush, participated in an hourlong faith-based roundtable discussion at the church.
A giant red ribbon -- the international symbol for AIDS awareness -- was hung from the north portico of the White House Friday morning "to represent the continued battle against HIV/AIDS and to affirm the matchless value of every life," the White House said.
"L'ennemi est bête. Il croit que l'ennemi, c'est nous, alors que c'est lui. J'en ris encore !" -- Pierre Desproges
"Quiconque éprouve du plaisir à marcher en rangs serrés, au son de la musique est, pour moi, d'emblée, un objet de mépris. Il n'a reçu son cerveau que par mégarde puisque la moelle épinière lui aurait amplement suffi." -- Albert Einstein
"But a resolution to avoid an evil is seldom framed till the evil is so far advanced as to make avoidance impossible." -- Thomas Hardy
"Eternity is really long, especially near the end." -- Woody Allen
"Interestingly, according to modern astronomers, space is finite. This is a very comforting thought - particularly for people who cannot remember where they left things." -- Woody Allen
"Penser est la chose la plus malsaine du monde et on en meurt comme de quelque autre maladie."
-- Oscar Wilde
"I didn't know he was dead; I thought he was British."
-- Woody Allen
"Etre soi-même !... Mais soi-même en vaut-il la peine ?" -- Paul Valéry
"Il me reste d'être l'ombre parmi les ombres d'être cent fois plus ombre que l'ombre, d'être l'ombre qui viendra et reviendra dans ta vie ensoleillée." -- René Char
"Eternal nothingness is fine if you happen to be dressed for it." -- Woody Allen
"Je ne sais si cela se peut ; mais je sais bien que cela est." -- Molière
"Que a porta do meu quarto fique para sempre fechada
Que não se abra mesmo para ti se tu lá fores." -- Mário de Sá-Carneiro
"How beggarly appear arguments before a defiant deed!" -- Walt Whitman
"J'ai jamais tué d'chats Ou alors ya longtemps Ou y sentaient pas bon..." -- Jacques Brel
Yo no soy yo.
Soy este
que va a mi lado sin yo verlo
que a veces voy a ver
y que a veces olvido.
El que calla sereno cuando hablo
el que perdona dulce cuando odio
el que pasea por donde no estoy
el que quedará en pie cuando yo muera
-- Juan Ramón Jiménez
On n'emmène pas de saucisses quand on va à Francfort. -- Michel Audiard
Civilization and violence are antithetical concepts. Through violence you may murder a murderer, but you can't murder murder. Through violence you may murder a liar, but you can't establish truth. Through violence you may murder a hater, but you can't murder hate. Darkness cannot put out darkness, only light can do that. -- Dr. Martin Luther King Jr.
Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui. Je souperai avec lui et lui avec moi. -- Apocalypse 3:20
La plupart des gens ne meurent qu’au dernier moment, d’autres s’y prennent avec vingt ans d’avance et parfois davantage. Ce sont les malheureux de la terre. -- Céline
"L'obsession du suicide est le propre de celui qui ne peut ni vivre ni mourir, et dont l'attention ne s'écarte jamais de cette double impossibilité." -- Cioran