"Yo señor no soy malo aunque no me faltarían motivos para serlo. Los mismos cueros tenemos todos los mortales al nacer y sin embargo, cuando vamos creciendo, el destino se complace en variarnos como si fuésemos de cera y en destinarnos por sendas diferentes al mismo fin: la muerte. Hay hombres a quienes se les ordena marchar por el camino de las flores, y hombres a quienes se les manda por el camino de los cardos y de las chumberas. Aquellos gozan de un mirar sereno y al aroma de su felicidad sonríen con la cara del inocente; estos otros sufren del sol violento de la llanura y arrugan el ceño como las alimañas por defenderse. Hay mucha diferencia entre adornarse las carnes con arrebol y colonia, y hacerlo con tatuajes que después nadie ha de borrar ya." -- Camilo José Cela, La Familia de Pascual Duarte (1942)
Exécution de Saddam Hussein : une réponse à la barbarie par la barbarie
La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) condamne avec la plus grande fermeté l'exécution par pendaison, ce samedi 30 décembre, de l'ancien dictateur irakien Saddam Hussein.
La FIDH rappelle que, quelle que soit la gravité des crimes commis, la peine de mort n'est jamais justifiée. Selon Patrick Baudouin, président d'Honneur de la FIDH, "la peine de mort est la pire des réponses à apporter aux crimes commis par Saddam Hussein, puisqu'on répond à la barbarie par la barbarie".
"En outre", a-t-il ajouté, "au delà de la condamnation absolue de la peine de mort, l'exécution hâtive de Saddam Hussein prive les Irakiens et le monde entier d'un procès global concernant le massacre d'Haladja, l'opération Anfal et le massacre des chiites, qui aurait permis de mettre en lumière les complicités occidentales dont il a bénéficié".
La FIDH déplore qu'une occasion historique de juger les crimes de Saddam Hussein selon les normes d'un procès équitable se traduise par une parodie de justice, conclue par une exécution qui ne peut que favoriser le cycle de violence en Irak.
Selon des sources officielles, Saddam Hussein, jusqu'à présent détenu par les Américains, aurait été remis en fin de journée (29 décembre) aux autorités irakiennes.
Toujours selon les mêmes sources, ce transfert serait une indication de l'imminence de l'exécution de l'ancien dictateur, exécution qui pourrait intervenir dès samedi.
Celui qui a échoué, celui qui a déchu
qu'il lui est difficile d'apprendre la langue
et les manières de l'indigence.
Comment se présenter chez les autres déshérités ! –
de quel cœur marcher dans la rue
et une fois arrivé devant la porte où trouver
la force d'appuyer sur la sonnette.
Pour des nécessités aussi triviales
que le pain et le toit, comment faire pour dire merci !
comment affronter la froideur des regards
qui lui montrent qu'il est de trop !
Ses lèvres orgueilleuses, comment vont-elles maintenant
se mettre à parler humblement ;
et sa tête fière, comment va-t-il la courber !
Comment supporter des propos
dont chaque mot déchire l'oreille – et pourtant
il faut faire semblant de ne pas s'en apercevoir,
jouer les demeurés qui ne comprennent pas.
-- Constantin Cavafy (juin 1894)
En ces jours de grand froid, tandis que l'hiver tue sous les tentes et sous les cartons, je m'octroie une licence poétique exceptionnelle et dédie ce poème à Arno Klarsfeld et à son marionnettiste.
Communiqué de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme :
Après la confirmation par la Cour d'appel du Haut tribunal pénal irakien du verdict et de la condamnation à mort prononcée contre Saddam Hussein pour crimes contre l'humanité, la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) demande à M. Jalal Talabani, Président de l'Irak, et ses deux vice-présidents, de ne pas ratifier la décisiond'exécuter l'ancien dictateur. En théorie, Jalal Talabani doit ratifier toutes les condamnations à mort, mais il a par le passé déclaré qu'il laisserait « cette tâche à ses deux vice-présidents en raison de son opposition personnelle à la peine capitale ». Ainsi, la condamnation à mort devrait être ratifiée par les vice-présidents et l'exécution de la sentence devrait être appliquée dans les 30 jours.
La FIDH a déjà dénoncé avec la plus grande fermeté la condamnation à mort par pendaison prononcée le mois dernier par le Haut tribunal pénal irakien, contre l’ancien dictateur Saddam Hussein, ainsi que contre Barzan Ibrahim al-Tikriti, ancien chef des renseignements, et Awad Ahmed al-Bandar, ancien président du tribunal révolutionnaire.
La FIDH avait appelé au jugement de Saddam Hussein, et d’autres dignitaires irakiens, pour leur responsabilité présumée dans les crimes contre l’humanité perpétrés durant la dictature irakienne, et avait ainsi qualifié de « pas positif » dans la lutte contre l’impunité, l’ouverture de ce procès.
Toutefois, la FIDH s’était inquiétée quant à la capacité du tribunal de garantir une procédure équitable aux accusés. Elle s’était prononcée en faveur de la mise en place d’un tribunal à composition mixte, dont la présence de juges et de personnels internationaux aurait dû garantir une justice équitable.
La FIDH exprime une fois de plus son opposition à la peine de mort, en toute circonstance et en tout lieu. La FIDH rappelle que la peine de mort est fondamentalement contraire à la dignité de l’être humain proclamée par la Déclaration universelle des droits de l’Homme et que son abolition est visée par plusieurs instruments internationaux, notamment par le Protocole facultatif au Pacte international sur les droits civils et politiques. Son effet dissuasif n’a jamais été établi.
La FIDH rappelle aussi qu’aucune juridiction pénale internationale contemporaine, y compris la Cour pénale internationale, n’autorise la peine capitale.
La FIDH appelle le chef de l'Etat irakien à mettre en place un moratoire sur la condamnation à mort prononcée contre Saddam Hussein, confirmée par la Cour d'appel.
J'aime la nuit avec passion. Je l'aime comme on aime son pays ou sa maîtresse, d'un amour instinctif, profond, invincible. Je l'aime avec tous mes sens, avec mes yeux qui la voient, avec mon odorat qui la respire, avec mes oreilles qui en écoutent le silence, avec toute ma chair que les ténèbres caressent. Les alouettes chantent dans le soleil, dans l'air bleu, dans l'air chaud, dans l'air léger des matinées claires. Le hibou fuit dans la nuit, tache noire qui passe à travers l'espace noir, et, réjoui, grisé par la noire immensité, il pousse son cri vibrant et sinistre.
Le jour me fatigue et m'ennuie. Il est brutal et bruyant. Je me lève avec peine, je m'habille avec lassitude, je sors avec regret, et chaque pas, chaque mouvement, chaque geste, chaque parole, chaque pensée me fatigue comme si je soulevais un écrasant fardeau.
Mais quand le soleil baisse, une joie confuse, une joie de tout mon corps m'envahit. Je m'éveille, je m'anime. A mesure que l'ombre grandit, je me sens tout autre, plus jeune, plus fort, plus alerte, plus heureux. Je la regarde s'épaissir la grande ombre douce tombée du ciel : elle noie la ville, comme une onde insaisissable et impénétrable, elle cache, efface, détruit les couleurs, les formes, étreint les maisons, les êtres, les monuments de son imperceptible toucher.
Alors j'ai envie de crier de plaisir comme les chouettes, de courir sur les toits comme les chats ; et un impétueux, un invincible désir d'aimer s'allume dans mes veines.
"L'exécution d'un des grands criminels de l'histoire est un affront à la communauté internationale qui a renoncé, elle, à condamner à mort les auteurs de génocides et de crimes contre l'humanité. Il en va de l'exécution de Saddam Hussein comme des dizaines de condamnations à mort prononcées depuis juin 2004 par le nouveau pouvoir irakien : l'Irak applique encore aujourd'hui les méthodes iniques du régime de Saddam. Ce n’est pas ainsi que la paix civile et l’Etat de droit s’imposeront en Irak, bien au contraire. Même si cette décision relève de la justice irakienne et de ses protecteurs américains, ne nous voilons pas la face : c’est la justice et le droit internationaux qui subissent là un échec cinglant."
-- Communiqué de Ensemble Contre la Peine de Mort du 27 décembre 2006.
La pendule, sonnant minuit,
Ironiquement nous engage
À nous rappeler quel usage
Nous fîmes du jour qui s’enfuit :
— Aujourd’hui, date fatidique,
Vendredi, treize, nous avons,
Malgré tout ce que nous savons,
Mené le train d’un hérétique.
Nous avons blasphémé Jésus,
Des Dieux le plus incontestable !
Comme un parasite à la table
De quelque monstrueux Crésus,
Nous avons, pour plaire à la brute,
Digne vassale des Démons,
Insulté ce que nous aimons
Et flatté ce qui nous rebute ;
Contristé, servile bourreau,
Le faible qu’à tort on méprise ;
Salué l’énorme Bêtise,
La Bêtise au front de taureau ;
Baisé la stupide Matière
Avec grande dévotion,
Et de la putréfaction
Béni la blafarde lumière.
Enfin, nous avons, pour noyer
Le vertige dans le délire,
Nous, prêtre orgueilleux de la Lyre,
Dont la gloire est de déployer
L’ivresse des choses funèbres,
Bu sans soif et mangé sans faim !...
— Vite soufflons la lampe, afin
De nous cacher dans les ténèbres !
Joyeux Noël à tous ceux qui n'ont cessé de connaître, malgré les années et les temps mercantiles qui sont les nôtres, la magie de leurs premiers Noëls, des Noëls de leur enfance...
Joyeux Noël à tous ceux qui ont envie de fêter Noël... Paix à tous les autres.
Joyeux Noël à ceux qui sont seuls, dans la peine ou dans la crainte.
"Bientôt minuit. C'est l'instant où le malade qui a été obligé de partir en voyage et a dû coucher dans un hôtel inconnu, réveillé par une crise, se réjouit en apercevant sous la porte une raie de jour. Quel bonheur, c'est déjà le matin ! Dans un moment les domestiques seront levés, il pourra sonner, on viendra lui porter secours. L'espérance d'être soulagé lui donne du courage pour souffrir. Justement, il a cru entendre des pas ; les pas se rapprochent, puis s'éloignent. Et la raie de jour qui était sous la porte a disparu. C'est minuit ; on vient d'éteindre le gaz ; le dernier domestique est parti et il faudra rester toute la nuit à souffrir sans remède."
Je vous construirai une ville avec des loques, moi !
Je vous construirai sans plan et sans ciment
Un édifice que vous ne détruirez pas,
Et qu’une espèce d’évidence écumante
Soutiendra et gonflera, qui viendra vous braire au nez,
Et au nez gelé de tous vos Parthénons, vos arts arabes et de
vos Mings.
Avec de la fumée, avec de la dilution de brouillard
Et du son de peau de tambour,
Je vous assoirai des forteresses écrasantes et superbes,
Des forteresses faites exclusivement de remous et de secousses,
Contre lesquelles votre ordre multimillénaire et votre géométrie
Tomberont en fadaises et galimatias et poussière de sable
Sans raison.
Glas ! Glas ! Glas sur vous tous, néant sur les vivants !
Oui ! je crois en Dieu ! Certes, il n’en sait rien !
Foi, semelle inusable pour qui n’avance pas.
Oh monde, monde étranglé, ventre froid !
Même pas symbole ; mais néant, je contre, je contre,
Je contre et te gave de chiens crevés.
En tonnes, vous m’entendez, en tonnes, je vous arracherai ce que
Vous m’avez refusé en grammes.
Le venin du serpent est son fidèle compagnon,
Fidèle et il l’estime à sa juste valeur,
Frères, mes frères damnés, suivez-moi avec confiance.
Les dents du loup ne lâchent pas le loup.
C’est la chair du mouton qui lâche.
Dans le noir nous verrons clair mes frères.
Dans le labyrinthe nous trouverons la voie droite.
Carcasse, où est ta place ici, gêneuse, pisseuse, pot cassé ?
Poulie gémissante, comme tu vas sentir les cordages tendus des
Quatre mondes !
Comme je vais t’écarteler !
dans la chambre exiguë l'encens brûle
la fenêtre est sombre, ciel de neige
cuisent en bouillie deux mesures de riz
le bras replié pour oreiller, je m'endors
le corps comme aux beaux jours où j'étais nourrisson,
la maison comme à l'époque de la haute antiquité
le chat ne chasse pas les souris
épris de la couverture bleue en laine, il me tient compagnie
L'interminable agonie d'un condamné à mort a obligé la Floride (sud-est) à suspendre vendredi toutes ses exécutions, tandis qu'un juge de Californie estimait que donner la mort par triple injection violait la Constitution.
L'AGONIE
Mercredi soir, attaché sur la table d'exécution, Angel Nieves Diaz, 55 ans, avait une aiguille dans chaque bras quand il a pu protester une dernière fois de son innocence. Puis les autorités ont administré les produits mortels, chargés successivement de l'endormir, de le paralyser, puis d'arrêter son coeur. Mais au lieu de s'éteindre paisiblement en quelques minutes, Angel Nieves Diaz a grimacé, frissonné, lutté pour respirer, les yeux grands ouverts, avant d'être pris de convulsions et de mourir au bout d'une longue demi-heure : les aiguilles étaient trop enfoncées et les poisons ont été injectés hors de ses veines.
Angel Nieves Diaz avait pourtant déposé des recours pour contester cette méthode d'exécution, tout comme nombre de ses codétenus.
Spécifiquement autorisés en juin par la Cour suprême du pays, ces recours avaient été balayés par la justice de Floride. Vendredi, le gouverneur de l'Etat, Jeb Bush, a annoncé une suspension des exécutions et la création d'une commission d'enquête chargée de rendre ses conclusions le 1er mars sur la procédure de l'injection mortelle et son application dans les prisons de l'Etat.
UN JUGE ET UN GOUVERNEUR
Le débat sur la souffrance potentielle des condamnés exécutés par triple injection est né l'année dernière, quand une étude a révélé que certains cadavres de condamnés ne présentaient que de très faibles doses de sédatif, laissant supposer qu'ils ont pu rester conscients pendant l'injection des deux autres produits, extrêmement douloureux.
Vendredi soir, un juge fédéral chargé d'un recours de Michael Morales, un condamné de Californie (ouest), a estimé que la procédure utilisée dans son Etat violait la disposition de la Constitution américaine interdisant tout traitement "cruel et inhabituel".
La procédure, et tout particulièrement l'utilisation des deux derniers poisons, présente "un risque disproportionné de voir le condamné éprouver une souffrance extrême", a dénoncé le juge Jeremy Fogel après des mois de consultations et cinq journées d'audience en septembre. Précisant qu'il n'était pas appelé à se prononcer sur le bien-fondé de la peine de mort, ni même de l'injection, le juge a estimé que les exécutions pouvaient se poursuivre avec un autre protocole, par exemple en utilisant seulement une dose massive de sédatif. "La pratique de l'injection (par l'administration pénitentiaire californienne) ne marche pas mais peut être corrigée",a expliqué le juge.
REFUS DE MÉDECINS
Dans plusieurs autres Etats, comme le Missouri (centre), le Kentucky (centre-est), le Dakota du Sud (nord), des recours similaires ont provoqué une suspension des exécutions, dans la mesure où la plupart des solutions proposées par les tribunaux se sont heurtées au refus des médecins d'intervenir dans la procédure. En juillet, l'association des anesthésistes américains (American Society of Anesthesiologists - ASA) a expressément demandé à ses quelque 37 000 membres de ne pas répondre aux appels de la justice.
Mais les arguments des détracteurs de l'injection n'ont par exemple pas convaincu les tribunaux du Texas (sud), où 24 condamnés ont été exécutés cette année. Face à cette disparité dans les décisions de justice, il est possible que le débat parvienne un jour devant la Cour suprême.
Petit, j'étais un enfant chétif, je n'aimais pas le sport, je préférais lire ; mais [mon beau-père], qui me trouvait malingre, avait conseillé à ma mère de m'inscrire à un club de football ; ainsi, j'avais moi aussi joué sur ce terrain. Ce ne fut pas un grand succès. Comme je n'aimais pas courir, on m'institua gardien de but ; un jour, un autre enfant m'envoya le ballon si fort dans la poitrine que je fus projeté au fond de la cage. Je me souviens d'être resté couché là, regardant à travers le filet de la cage les têtes des pins agités dans la brise, jusqu'à ce que le moniteur vienne enfin voir si j'avais été assommé. Un peu plus tard eut lieu notre premier match contre un autre club. Le capitaine de l'équipe ne voulait pas que je joue ; enfin, à la deuxième mi-temps, il me laissa sortir sur le terrain. Je me retrouvai, je ne sais trop comment, avec le ballon dans les pieds et me mis à courir vers le but. Devant moi, le terrain vide s'ouvrait grand, les spectateurs hurlaient, sifflaient, je ne voyais plus rien sauf ce but, le gardien impuissant qui s'efforçait de m'arrêter en agitant les bras, je triomphais de tout et je marquai, mais c'était le goal de ma propre équipe : dans les vestiaires, je fus roué de coups par les autres garçons, et je laissai là le football.
C'est le béton qui nous rend marteau !... Les terrains vagues !... Cet univers déshumanisé qui nous entoure !... La cité !... monstrueuse et sans âme !... Moi, j'ai envie de voir des arbres !... J'ai envie d'entendre des oiseaux chanter ! C'est pour ça que je tue les femmes seules ! Parce que, au moment où elles meurent, j'ai l'impression d'entendre un oiseau... qui pousse un petit cri... C'est comme si je me promenais dans un sous-bois... Ca m'oxygène...
WHEN we two parted
In silence and tears,
Half broken-hearted
To sever for years,
Pale grew thy cheek and cold,
Colder thy kiss;
Truly that hour foretold
Sorrow to this.
The dew of the morning
Sunk chill on my brow—
It felt like the warning
Of what I feel now.
Thy vows are all broken,
And light is thy fame:
I hear thy name spoken,
And share in its shame.
They name thee before me,
A knell to mine ear;
A shudder comes o'er me—
Why wert thou so dear?
They know not I knew thee,
Who knew thee too well:
Long, long shall I rue thee,
Too deeply to tell.
In secret we met—
In silence I grieve,
That thy heart could forget,
Thy spirit deceive.
If I should meet thee
After long years,
How should I greet thee?
With silence and tears.
"Les coupables sont facilement identifiables. Ils signent leurs crimes en copulant à tout va, la mort est au bout de leur bite, ils peuvent continuer parce que ça les amuse, personne n'osera leur reprocher cela". Pascal Navrant (cité dans Le Parisien).
Et Pascal Navrant, acculé, de présenter des excuses :
"Je retire ce terme (de stérilisation) qui était mal choisi. A la place, je veux dire que je soutiens le contrôle des naissances", a répondu Pascal Navrant au Parisien en donnant pour exemple la politique chinoise en la matière [contrôle des naissances]: "Comme les Chinois l'ont fait, il faudrait instaurer un véritable contrôle des naissances".
Ce "véritable contrôle des naissances" à la chinoise, accompagné de campagnes de stérilisation forcée, de nombreux infanticides de fillettes et d'avortements sélectifs a été maintes fois dénoncé par les organisations de défense des droits humains pour sa violence.
Après la bite des noirs ("le bout de leur bite, d'accord"), l'exemple chinois !!!
Ce n'est pas "Douce France" qu'il nous chante là, le bougre, c'est "Pauvre France", ce qui tombe bien puisqu'il s'est acoquiné avec le nain et qu'il émarge désormais à l'UMP.
Pascal Navrant, Georges Frêche, Dieudonné, même combat ! Banalisons la stigmatisation !
Ouverture ce matin à Téhéran d'une conférence sur l'Holocauste organisée par le gouvernement iranien. Des universitaires révisionnistes provenant de plusieurs pays devraient participer aux débats.
L'objectif de cette conférence est de fournir une plate-forme d'expression à des chercheurs, des intellectuels et des historiens considérés dans leur pays comme défendant des thèses révisionnistes.
Certains d'entre eux ont déjà été condamnés par la justice de leur pays, comme le français Robert Faurisson, attendu à cette réunion, qui a déjà été condamné par la justice française pour ses travaux niant la réalité du génocide des juifs sous le régime nazi.
Le gouvernement iranien a toujours déclaré officiellement que l'Holocauste était "un mythe". En donnant la parole à des historiens controversés, le régime des mollahs tente de recrédibiliser des thèses unanimement condamnées et de leur donner une nouvelle visibilité. L'Iran s'était déjà illustré en organisant récemment via un journal iranien et la Maison de la Caricature un concours international de caricatures sur le thème de l'Holocauste. Voir sur ce blog : [www]
Il y a un an, le président Mahmoud Ahmadinejad avait exprimé des doutes sur la réalité du génocide juif pendant la Seconde Guerre mondiale et proposé le transfert d’Israël en Europe. Depuis, ses propos sur l'Etat d'Israël se sont radicalisés.
Invité par Serge Moati dans son émission "Ripostes" dimanche 10 décembre, Nicolas Sarkozy lui a fait savoir qu'il refusait la présence de Noël Mamère sur le plateau. Le Député-Maire de Bègles avait accepté la proposition du journaliste qui l'invitait à débattre avec le candidat-Ministre.
Le Ministre-candidat introduit des motifs personnels dans le débat politique pour motiver son refus d'avoir l'élu Vert pour contradicteur.
Sans doute craignait-il que le Député-Maire de Bègles lui rappelle le résultat de l'enquête de la police des polices après la mort de deux jeunes à Clichy sous Bois, conclusions qui contredisent toutes les thèses du Ministre de l'Intérieur. Peut-être ne voulait-il pas aborder la question de la Nouvelle Calédonie, où il prend le risque d'un embrasement inutile, incitant les Députés de son parti à ne pas respecter la parole de l'Etat. Enfin, il aurait eu beaucoup de difficultés à s'expliquer sur l'expulsion, dans des conditions indignes d'une démocratie, de la famille Raba, réfugiés kosovars dont les enfants étaient scolarisés dans notre pays, expulsion en totale contradiction avec la circulaire Sarkozy sur la protection des enfants scolarisés. (Source : Noël Mamère)
A force de vouloir être
Dans cette solitude où
De n'être rien les autres craignent
A force d'oublier de vivre
Traqué par la peur d'un esclandre
Évitant que n'importe quel
Joyeux drille ne s'aperçoive
De mon effort d'être je n'ose
Ni manger ni boire ni
M'attabler au bord de leurs danses
A force de vivre sous
L'uniforme mal connu
D'une légion étrangère
A force de me donner l'air
De n'avoir pas l'air à force
De m'engluer dans mes pièges
A force de me dire s'ils veulent
Voir mes papiers je suis perdu
Bref à force de feindre
D'être des leurs moi le voleur
Aux semelles de silence
A force de donner le change
Et pour l'ombre d'un bossu
Avoir pris celle des anges
Et d'alourdir mon scaphandre
D'oeuvres de plus en plus suspectes
A la barque des beaux rameurs
A force de suivre les ombres
De fantômes sans châteaux
Styx sur tes désertes rives
Sans avoir vécu je meurs.
N’est-ce pas ? en dépit des sots et des méchants
Qui ne manqueront pas d’envier notre joie,
Nous serons fiers parfois et toujours indulgents.
N’est-ce pas ? nous irons, gais et lents, dans la voie
Modeste que nous montre en souriant l’Espoir,
Peu soucieux qu’on nous ignore ou qu’on nous voie.
Isolés dans l’amour ainsi qu’en un bois noir,
Nos deux coeurs, exhalant leur tendresse paisible,
Seront deux rossignols qui chantent dans le soir.
Quant au Monde, qu’il soit envers nous irascible
Ou doux, que nous feront ses gestes ? Il peut bien,
S’il veut, nous caresser ou nous prendre pour cible.
Unis par le plus fort et le plus cher lien,
Et d’ailleurs, possédant l’armure adamantine,
Nous sourirons à tous et n’aurons peur de rien.
Sans nous préoccuper de ce que nous destine
Le Sort, nous marcherons pourtant du même pas,
Et la main dans la main, avec l’âme enfantine
Il y a vingt ans, dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986 à Paris, en plein conflit gouvernement-étudiants, Malik Oussekine, 22 ans, jeune étudiant français d'origine algérienne, était matraqué à mort dans le hall d'un immeuble parisien, au 20, rue Monsieur-le-Prince, où il s'était refugié, par deux "voltigeurs motoportés".
Récit du seul témoin direct : "deux policiers s'engouffrent dans le hall, se précipitent sur le type réfugié au fond et le frappent avec une violence incroyable. Il est tombé, ils ont continué à frapper à coups de matraque et de pieds dans le ventre et dans le dos. La victime se contentait de crier: 'je n'ai rien fait, je n'ai rien fait' ".
Le témoin a dit avoir voulu s'interposer mais s'être fait lui aussi matraquer jusqu'au moment où il a sorti sa carte de fonctionnaire. Les policiers, présents dans le quartier pour disperser la manifestation, sont alors partis mais Malik Oussekine était mort.
Les deux voltigeurs, le brigadier Jean Schmitt, 53 ans à l'époque des faits, et le gardien Christophe Garcia, 26 ans, sont passés trois ans plus tard devant la Cour d'Assises de Paris pour "coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Ils ont été condamnés en janvier 1990 à 5 ans et 2 ans de prison avec sursis.
Tres años me tuvieron encerrado, tres años lentos, largos como la amargura, que si al principio creí que nunca pasarían, después pensé que habían sido un sueño; tres años trabajando, día a día, en el taller de zapatero del Penal; tomando en los recreos el sol en el patio, ese sol que tanto agradecía; viendo pasar la horas con el alma anhelante, la horas cuya cuenta – para mi mal – suspendió antes de tiempo mi buen comportamiento.
Da pena pensar que las pocas veces en esta vida se me ocurrió no portarme demasiado mal, esa fatalidad, esa mala estrella que, como ya más atrás le dije, parece como complacerse en acompañarme, torció y dispuso las cosas de forma tal que la bondad no acabó para servir a mi alma para maldita la cosa. Peor aún : no sólo para nada sirvió, sino que a fuerza de desviarse y de degenerar siempre, a algún mal peor me hubo de conducir. Si me hubiera portado mal, hubiera estado en [el penal de] Chinchilla los veintiocho años que me salieron; me hubiera podrido vivo como todos les presos, me hubiera aburrido hasta enloquecer, hubiera desperado, hubiera maldecido de todo lo divino, me hubiera acabado por envenenar del todo, pero allí estaría, purgando lo cometido, libro de nuevos delitos de sangre, preso y cautivo – bien es verdad – , pero con la cabeza tan segura sobre mis hombros como al nacer, libre de toda culpa, si no es el pecado original; si me hubiera portado ni fu ni fa, como todos sobre poco más o menos, los veintiocho años se hubieran convertido en catorce o deciéis, mi madre se hubiera muerto de muerte natural para cuando yo consiguiese la libertad, mi hermana Rosario habría perdido ya su juventud, con su juventud su belleza, y con su belleza su peligro, y yo – este pobre yo, este desgraciado derrotado que tan poca compasión en usted y en la sociedad es capaz de provocar – hubiera salido manso como una oveja, suave como una manta, y alejado probablemente del peligro de una nueva caída. A estas horas estaría quién sabe si viviendo, tranquilo, en cualquier lugar, dedicado a algún trabajo, que me diera para comer, tratando de olvidar lo pasado para no mirar más que para lo por venir; a lo mejor lo habría conseguido ya… Pero me porté lo mejor que pude, puse buena cara al mal tiempo, cumplí excedíendome lo que se me ordenaba, logré enternecer a la justicia, conseguí los buenos informes del Director… Y me soltaron; me abrieron las puertas, me dejaron indefenso ante todo lo malo; me dijeron:
– Has cumplido, Pascual; vuelve a la lucha, vuelve a la vida, vuelve a aguantar a todos, a hablar con todos, a rozarte otra vez con todos…
Y creyendo que me hacían un favor me hundieron para siempre.
-- Camilo José Cela, La familia de Pascual Duarte.
Pascal : J'admets qu'ils ont l'air de deux branques. Mais j'irai pas jusqu'à m'y fier, non ? C'est quand même des spécialistes. Le jeu, ils ont toujours été là-dedans, les Volfoni Brothers. À Naples, à Las-Vegas, partout où il y a des jetons à racler, ils tenaient le râteau, hein ! Fernand : Mais, et l'autre là, le coquet ?... Pascal : L'ami Fritz ? Fernand : Hum. Pascal : Il s'occupe de la distillerie clandestine. Fernand : C'est quand même marrant les évolutions. Quand je l'ai connu, le Mexicain, y recrutait pas chez tonton. Pascal : Vous savez ce que c'est, non ? L'âge, l'éloignement... À la fin de sa vie, il s'était penché sur le reclassement des légionnaires. Fernand : Ah ! Si c'est une oeuvre, alors là, là c'est autre chose...
-- Les Tontons Flingueurs (réalisation Georges Lautner, dialogues Michel Audiard)
"L'ennemi est bête. Il croit que l'ennemi, c'est nous, alors que c'est lui. J'en ris encore !" -- Pierre Desproges
"Quiconque éprouve du plaisir à marcher en rangs serrés, au son de la musique est, pour moi, d'emblée, un objet de mépris. Il n'a reçu son cerveau que par mégarde puisque la moelle épinière lui aurait amplement suffi." -- Albert Einstein
"But a resolution to avoid an evil is seldom framed till the evil is so far advanced as to make avoidance impossible." -- Thomas Hardy
"Eternity is really long, especially near the end." -- Woody Allen
"Interestingly, according to modern astronomers, space is finite. This is a very comforting thought - particularly for people who cannot remember where they left things." -- Woody Allen
"Penser est la chose la plus malsaine du monde et on en meurt comme de quelque autre maladie."
-- Oscar Wilde
"I didn't know he was dead; I thought he was British."
-- Woody Allen
"Etre soi-même !... Mais soi-même en vaut-il la peine ?" -- Paul Valéry
"Il me reste d'être l'ombre parmi les ombres d'être cent fois plus ombre que l'ombre, d'être l'ombre qui viendra et reviendra dans ta vie ensoleillée." -- René Char
"Eternal nothingness is fine if you happen to be dressed for it." -- Woody Allen
"Je ne sais si cela se peut ; mais je sais bien que cela est." -- Molière
"Que a porta do meu quarto fique para sempre fechada
Que não se abra mesmo para ti se tu lá fores." -- Mário de Sá-Carneiro
"How beggarly appear arguments before a defiant deed!" -- Walt Whitman
"J'ai jamais tué d'chats Ou alors ya longtemps Ou y sentaient pas bon..." -- Jacques Brel
Yo no soy yo.
Soy este
que va a mi lado sin yo verlo
que a veces voy a ver
y que a veces olvido.
El que calla sereno cuando hablo
el que perdona dulce cuando odio
el que pasea por donde no estoy
el que quedará en pie cuando yo muera
-- Juan Ramón Jiménez
On n'emmène pas de saucisses quand on va à Francfort. -- Michel Audiard
Civilization and violence are antithetical concepts. Through violence you may murder a murderer, but you can't murder murder. Through violence you may murder a liar, but you can't establish truth. Through violence you may murder a hater, but you can't murder hate. Darkness cannot put out darkness, only light can do that. -- Dr. Martin Luther King Jr.
Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui. Je souperai avec lui et lui avec moi. -- Apocalypse 3:20
La plupart des gens ne meurent qu’au dernier moment, d’autres s’y prennent avec vingt ans d’avance et parfois davantage. Ce sont les malheureux de la terre. -- Céline
"L'obsession du suicide est le propre de celui qui ne peut ni vivre ni mourir, et dont l'attention ne s'écarte jamais de cette double impossibilité." -- Cioran